• Un très bon résumé trouvé sur Montessorietcie :

    Ce qui fait qu'une activité est "Montessorienne":


    1 commentaire
  • La pédagogie Montessori, c’est quoi ?

    Afficher l'image d'origine

    Favoriser la confiance en soi, l’autonomie, tout en permettant à l’enfant d’évoluer à son propre rythme et en toute liberté. En quoi consiste ce mode d’éducation qui se veut placer l’enfant au centre de la pédagogie ?

     

    « L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. » Telle est la philosophie de l’éducation de Maria Montessori, première femme médecin d’Italie, dévouée à la cause des enfants. « Éduquer, ce n’est pas dresser » prône celle qui, en janvier 1907 ouvre la première Maison des enfants (Casa dei Bambini en italien). Sa révolution ? Mettre à la disposition des écoliers un matériel adapté, mais surtout, les laisser libres de choisir eux-mêmes les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent. Elle constate alors, avec surprise, que les tout-petits (dès trois ans), sont capables de faire preuve d’une concentration et d’une autodiscipline inattendues. C’est ainsi que nait la pédagogie Montessori : dès lors que l’enfant se trouve dans un environnement propice, accompagné par un éducateur qui s’adapte à lui et le stimule, l’enfant apprend par lui-même, à son rythme.

    http://montessori-france.asso.fr/wp-content/uploads/2015/02/Bead-Cabinet-504x270.jpg

    Les principes de la pédagogie Montessori

    La liberté
    C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées, à la seule condition d’avoir déjà « vu » cette activité avec l’éducateur(trice), et peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

    L’autodiscipline
    Elle va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir « juste » ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.

    L’action en périphérie
    Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire. Ou encore, de mettre à sa portée un meuble à chaussures et à chaussons, plutôt que de lui demander d’aller les ranger ou les chercher dans un placard.

    Le respect du rythme de chacun
    Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. La pédagogie Montessori met l’accent sur le respect du rythme de chaque enfant, et préconise de ne pas mettre d’étiquettes aux enfants (« tu es lent », « tu es rapide »), au risque de l’enfermer dans ce qualificatif. Et Maria Montessori d’ajouter que le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement, et que les apprentissages des enfants se font par à-coups.

    L’apprentissage par l’expérience
    L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

    L’activité individuelle
    Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

    L’éducation, une aide à la vie
    Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.


    4 commentaires
  •  Pédagogie Montessori

     

    Le matériel

    L'enfant a une curiosité naturelle et un grand désir d’apprendre et de découvrir le
    monde qui l'entoure. La richesse du matériel Montessori mis à sa disposition dans un
    environnement préparé pour lui, stimule et canalise cette curiosité innée: vie pratique,
    motricité, développement sensoriel, français, mathématiques, anglais, initiation à la physique,
    géographie, botanique, zoologie, éveil musical et artistique, etc. lui sont proposé de manière
    individuelle.

    En effet, l'enseignement a pour support un matériel pédagogique scientifiquement mis
    au point pour être progressif (isoler les difficultés) et autocorrectif afin de permettre
    l'autonomie de l'enfant. Il est basé sur une méthode d'apprentissage concrète et
    sensorielle spécifiquement adaptée au jeune enfant.

    Le travail accompli avec ses mains permet à l'enfant de fixer son attention et de développer
    sa concentration indispensable à tout apprentissage. Le matériel développe la maîtrise des
    mouvements et la motricité fine. Par exemple, pour la préparation à l'écriture, le matériel
    proposé lui fera travailler sa préhension fine, le sens de l'écriture, la souplesse du poignet ...de
    sorte que, lorsqu'il commence à écrire, cela lui soit naturel et aisé.

    Le matériel très concret amène progressivement, par l'affinement des sens et l'intériorisation
    des actions, à la capacité d'abstraction et développe la pensée logique. Les bases sont
    intégrées en profondeur, dans une réelle compréhension.

    Le matériel est attrayant pour susciter l'activité, rangé de manière ordonnée (afin de répondre
    au besoin d'ordre et de structure de l'enfant) et en exemplaire unique (pour favoriser la
    patience). 



     

    Vie pratique 

    Les enjeux de ce matériel sont des plus importants:
    Le matériel de vie pratique permet à l'enfant d'apprendre à s'adapter à son milieu de manière
    autonome et de s'approprier les codes culturels (comme l'est par exemple la politesse). Ce
    matériel va également lui donner la possibilité de prendre soin de sa personne.

    En accomplissant ces tâches qui requièrent le raffinement de la motricité fine et globale, l’enfant
    acquiert un meilleur contrôle de ses gestes et une meilleure coordination de ses mouvements.
    Certaines de ces activités permettent une préparation indirecte à l’écriture.

    Les temps de vie pratique vont permettre à l'enfant d'accéder à la concentration si propice au
    travail et à la conscience de soi. Ainsi, l’enfant accroit graduellement son pouvoir de concentration
    grâce à une série d’expériences captivantes.

    C'est le matériel de base sur lequel l'enfant va revenir régulièrement car il est source de satisfaction
    et il participe à la construction de la confiance en soi et de l'estime de soi. 

    Exemples: nettoyer le miroir, le cadre d’habillage (pour apprendre à fermer les boutons), un versé (travail de la motricité fine), etc ... 

     

    Vie sensorielle

    L'enfant de moins de 6 ans est un explorateur sensoriel et le matériel qui porte ce nom a pour 
    objectif la construction de l'intelligence à travers l'expérimentation et le raffinement des 5 sens.
    Il a pour but de préparer à l'abstraction tout comme d'accéder à une perception plus fine du
    monde.

    Ce matériel permet d'introduire du vocabulaire détaillé pour décrire l'environnement avec précision.

    Ce matériel permet à l'enfant de distinguer, préciser, généraliser et explorer diverses qualités de
    l'environnement comme les dimensions, les couleurs, les formes, les volumes, les poids, les saveurs,
    les odeurs, les bruits et les sons. 

    Exemples de matériel : tablettes de couleurs (pour développer la vue), planches lisses et rugueuses (pour développer le toucher), boîtes à bruit (pour développer l’ouïe), etc. 

    Langage 

    L'objectif de ce matériel est de permettre à l'enfant de construire et développer le langage dans ses
    trois aspects fondamentaux: expression orale, écriture, lecture et initiation à la grammaire et ce à
    plusieurs niveaux:
     expression orale: comptines, chants, enrichissement du vocabulaire, jeux d'analyse des
    sons, etc.
     écriture: matériel phare des lettres rugueuses grâce auxquelles l'enfant fixe la trajectoire
    de chaque lettre dans sa mémoire musculaire, dessins de forme permettent un raffinement
    moteur de la main et la préparation à l'écriture, etc.
    − exercices progressifs de lecture
    − la grammaire s'appréhende de façon sensorielle par l'utilisation de symboles geometriques
    avec un code de couleurs qui permet de montrer visuellement la structure d'une phrase. 

    Exemples de matériel: lettres rugueuses, lettres mobiles, phonogrammes,etc ... 

     

    Mathématiques 

    Ce matériel concret est auto-correcteur et implique beaucoup de manipulations, afin
    d’assimiler le concept abstrait des nombres, les notions de quantités, les symboles et les
    opérations.

    Découpé en 6 chapitres le matériel aborde:
    -La numération de 1 à 10
    -La numération de position
    -la numération de 11 à 1000
    -La mémorisation
    -L'abstraction
    -Les fractions 

    Exemples: les chiffres rugueux et le premier plateau du système décimal. Celui-ci a pour but de donner à l'enfant une représentation sensorielle (et donc concrète) de 1, 10, 100, 1000 et  une représentation géométrique de la puissance de 10, préparant indirectement au calcul mental, à la géométrie plane et dans l'espace. 

     


    4 commentaires
  • Les périodes sensibles - Maria MONTESSORI

     

    Maria Montessori a beaucoup réfléchi à ce qui guide l'enfant dans son choix. L'acte de choisir met en relation l'enfant avec ses besoins, ses envies. Comment s'organisent les besoins de l'enfant ? Ont-ils tous les mêmes? Est-ce au même âge, au même moment?

    De ses observations, elle a formule une hypothèse sur le développement de l'enfant qui est devenue un pilier de sa réflexion pédagogique. Son développement se faisant par bonds et non de manière linéaire et régulière, l'enfant laissé libre de ses choix passe par une succession de périodes au cours desquelles il montre une sensibilité particulière à quelque chose, développe plus facilement certaines aptitudes et s'intéresse plus intensément à certains exercices.

    « Ces périodes sont limitées dans le temps et ne concernent l'acquisition que d'un seul caractère déterminé. Une fois ce caractère développé, la sensibilité cesse pour être très vite remplacée par une autre source d'intérêts. » Maria Montessori

    Ces sensibilités particulières mettent l'enfant en situation de choisir dans l'environnement ce qui est bon pour sa croissance intellectuelle, utile pour son développement. Elles le guident en le rendant attentif à certaines choses et indifférent à d’autres.

    L’enfant peut donc porter son attention, son choix, sur le matériel pédagogique satisfaisant sa sensibilité du moment. Ainsi, ses facultés d'apprentissage sont décuplées concernant ce domaine et les acquisitions sont d'autant plus aisées qu’elles se font dans I' enthousiasme. Tout est facile pour I' enfant. Une fois le but atteint, la sensibilité disparait pour être remplacée par une autre.

     

    En nommant ces stades de développement « périodes sensibles», Maria Montessori a en fait repris le terme d'un biologiste hollandais, Hugo de Vries, qui baptisa « périodes sensibles » le phénomène biologique de développement de certaines espèces animales telles que les insectes a métamorphoses. L'analogie est intéressante pour comprendre le mécanisme des périodes sensibles. Ce biologiste étudia le comportement des larves du papillon Porthesia. Ce papillon pond ses œufs dans le bas des arbres, sur l'écorce, très exactement à la naissance des premières branches. À leur naissance, les minuscules chenilles, dotées d'une toute petite bouche, ne peuvent manger que les jeunes feuilles tendres à l'extrémité des branches. Qu'est-ce qui va les guider au sommet de l'arbre ? L'instinct ? Hugo de Vries s'aperçut que les chenilles réagissaient en fait à la lumière : à ce stade de leur développement, elles présentent une « sensibilité » à la lumière. Elles sont attirées par celle-ci et c'est ce phénomène qui les conduit à l'extrémité des branches de l’arbre. Une fois ce stade de développement dépassé, la sensibilité à la lumière cesse. Leurs mâchoires sont plus fortes : elles peuvent alors redescendre se nourrir des grosses feuilles situées au bas de l'arbre. La disparition de la sensibilité à la lumière, lorsqu`elle a remplit sa fonction, est aussi importante que sa manifestation au début de la vie de la chenille. Des conditions favorables à un stade de développement peuvent devenir inefficaces à un autre stade. Hugo de Vries observa des phénomènes analogues chez d'autres espèces animales.

    Tous les enfants présentent les mêmes périodes sensibles, mais pas forcement au même âge ni avec la même intensité.

    Ainsi guidé par ses périodes sensibles et son esprit absorbant, il est capable d'apprendre seul ce que son environnement lui propose. Maria Montessori constate que si l'on empêche l’enfant d'épuiser l'intérêt d'une quelconque période sensible, les chances d'acquisitions spontanées dans le domaine concerné sont compromises. Une fois la période passée, les acquisitions ne se feront qu'au prix d'efforts et de fatigue. La pédagogie du libre choix respecte les périodes sensibles des enfants. Si trop d'obstacles viennent contrer le libre développement de l'enfant et ses périodes sensibles, l'enfant réagit par des troubles du comportement (agitation, instabilité, introversion...). Ces réactions sont souvent assimilées à des caprices.

    Ce sont en fait pour Maria Montessori l'expression extérieure de besoins insatisfaits. Ces troubles, Maria Montessori les a appelés des « déviations ». C’est une erreur que de vouloir rattraper une période sensible déjà passée ou de la susciter avant l'heure. En revanche, il semble important de noter que ce n'est pas «forcer les apprentissages» que de répondre à la demande d'un enfant de quatre ans souhaitant apprendre à lire. S'il le demande, c'est qu'il se trouve au point culminant de sa période sensible à l'écriture, et dans ce cas, attendre l'âge de six ans serait fort dommageable.

    Le passage d'une période sensible à une autre se fait naturellement et sans contrainte. En suivant ses intérêts profonds, l'enfant choisit le matériel préparant à la lecture et à l'écriture et l'utilise sans se forcer, avec plaisir.

     

    Exemples de périodes sensibles

    La période sensible au mouvement

    La période sensible au mouvement débute dans le ventre maternel, se poursuit jusque vers l'âge de cinq ans et décroît ensuite. Elle atteint son maximum entre un an et demi et quatre ans. Le mouvement est un besoin biologique vital chez l'enfant. Il est un moyen pour lui d'entrer en contact avec son milieu. L'activité est le moteur de sa croissance psychique.

    L'enfant a besoin d'expérimenter ce qu'il découvre à travers son corps. De plus, le mouvement participe à l'émergence de la conscience car il fait le lien entre l'être et le monde. L'abstraction, l'intelligence ont besoin de la réalité pour naitre, et la connaissance de la réalité se fait par le mouvement. S'il est libre de perfectionner ses capacités motrices, l'enfant montre une exactitude de ses propres actes pour la réalisation de son être.

    La période sensible au langage

    La période sensible au langage débute dès la naissance et se poursuit jusqu'à six ans. Le bébé, sans l'aide de professeurs, ni de leçons, apprend parfaitement, dans ses moindres subtilités, la (ou les) langue(s) parlée(s) autour de lui, contrairement à l'adulte qui acquiert une langue étrangère au prix de beaucoup d'efforts. Après l'âge de six ans, l'apprentissage d'une langue devient beaucoup plus difficile pour l'enfant.

    Pendant cette période de sa vie, l'enfant révèle une aptitude considérable à s'imprégner et à répéter tous les sons entendus autour de lui. Sans effort, il se met à dire ses premiers mots, puis il organise son langage. Vers six ans, l'enfant connaît des milliers de mots et se perfectionne dans la composition des phrases. La période sensible passée, il va perdre peu à peu cette formidable aptitude.

    La période sensible à l'ordre

    Celle-ci apparaît au début de la première année et dure deux à trois ans. Pendant cette période, l'enfant fait preuve d'un intérêt immense pour la place des choses dans le temps et dans l'espace.

    Tout doit être à sa place. C'est vital. L'enfant est un ritualiste.

    Dans la première année, il manifeste par des cris ou de l'agitation son besoin d'ordre. Si les choses changent de place, si certains rituels changent, les enfants s'énervent et pleurent. Cette période de sensibilité à l'ordre est celle ou l'enfant rencontre le plus d'obstacles, car l'adulte ne sait pas toujours la percevoir.

    Chez l'enfant de deux ans, le besoin d'ordre prend une forme plus raisonnée. C'est alors qu'il entre dans la période active et tranquille de ses applications. C'est précisément ce phénomène que l'on observe beaucoup dans les écoles Montessori lorsque l'enfant de deux ans passe son temps à remettre les choses à leur place. Il se rend même compte quelquefois de petits détails qui échappent à l'adulte. L'enfant qui se construit en utilisant ce que lui offre son milieu de vie a besoin d'ordre et de stabilité. II déploie beaucoup d'efforts pour ordonner les sensations et les impressions qui l'entourent.

    Les classes Montessori sont toujours extrêmement bien rangées et chaque objet y est à sa place. C'est un facteur de bien-être et de détente pour l'enfant. Les enfants aiment voir chaque chose retourner à sa place. Maria Montessori dit que la sensibilité à l'ordre existe également chez l'enfant intérieurement.

    L’enfant cherche à développer son ordre intérieur en ordonnant toutes ses perceptions reçues de l'environnement dans son intellect. Le jeune enfant a besoin d'une ambiance ordonnée pour se construire des repères fiables qui lui permettent peu a peu de s'orienter seul et de comprendre l'ambiance dans laquelle il vit. Une fois ces repères acquis, il est prêt à élargir son cadre de vie.

    La période sensible de l'affinement des sens

    Cette période va de la naissance jusqu'à l'âge de six ans. L'enfant porte un grand intérêt aux impressions sensorielles en tous genres. Comme lors de toute période sensible, le but n'est pas seulement de mettre l'enfant en relation avec l'environnement, mais de perfectionner les différents organes, sensoriels : audition, olfaction, vue et toucher. C'est de la précision des perceptions sensorielles de l'enfant que dépend sa capacité future à percevoir toutes les subtilités de son environnement : l'affinement des sens conditionne la capacité de discrimination du futur adulte. Maria Montessori a conçu tout un matériel (le matériel sensoriel) destiné à affiner les sens, dans le but de donner à l'enfant des bases solides sur lesquelles il pourra construire son intelligence.

    Les autres périodes sensibles

    De trois à six ans, l'enfant s'intéresse à la perfection de ses actes. C'est la période favorable aux   « bonnes manières ». Fermer et ouvrir une porte avec délicatesse, dire bonjour. ..

    II existe beaucoup d'autres périodes sensibles comme celle de la minutie, de la socialisation, de l'écriture, de la lecture ...Les périodes sensibles sont transitoires et se manifestent avec plus ou moins d'acuité selon les enfants et à des moments différents. Le travail en libre choix est alors le meilleur moyen de les repérer, de les alimenter, et de laisser l'enfant s'y impliquer.

    L'enfant qui peut se développer suivant ses périodes sensibles apprend d'une façon différente que celle mise en pratique dans notre système scolaire habituel.

    II aime travailler dans le but de se construire. II apprend souvent vite et sans fatigue. Ce n'est pas son âge qui détermine sa faculté d'apprendre telle ou telle chose, mais ses potentialités du moment.

    II est capable d'analyser, de comprendre et d'enregistrer de grandes connaissances dont il s'est imprégné en premier lieu de manière sensorielle. II progresse par bonds. Le bousculer dans ses acquisitions est contraire à son propre rythme. 


    3 commentaires
  • Montessori, c'est quoi ?

    Une présentation très accessible de la pédagogie Montessori par Sylvie D'Esclaibes

    Pour plus de renseignements sur les formations proposées par Sylvie (programmes, tarifs, formulaires d’inscription) : www.apprendre-montessori.fr ou formation@montessoriathena.com

     

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique